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À l’occasion des 25 ans de l’association, Michèle Ponticq, la présidente des Rencontres de Marguerite Duras a souhaité se rendre dans la commune de Pardaillan, en premier lieu à la salle communale et ensuite au Platier, où l’écrivain a vécu quelques périodes de son enfance.
L’association, en accord avec la Communauté de Communes, du pays de Duras, et Jean Mascolo, le fils de l’écrivain et ayant droit de Marguerite, a souhaité que les mots de Marguerite, pour la première fois, résonnent et s’inscrivent dans les pierres de la vieille bâtisse et le parc du Platier.
Thierry Gianello fait revivre les Impudents
« Quel plaisir de travailler sur ce projet ! D’abord parce que Marguerite a choisi Duras comme nom d’autrice… et que Duras c’est mon pays ! Notre petit pays. Et puis que mettre en scène cette joyeuse bande de comédiens issue de deux compagnies, la Lima et le Grenier du Dropt, est un réel bonheur ! » C’est par ces mots que Thierry Gianello, homme de théâtre a accueilli l’idée du projet.
Dimanche après midi à la faveur d’un ciel clément, les troupes de théâtre qui ont travaillé ensemble durant 4 semaines, ont présenté les meilleures pages (qu’il a fallu choisir) du texte les « Impudents », dans un cadre « théâtre de verdure » au pied des vieilles pierres. Une centaine de personnes a applaudi chaleureusement les personnages de la famille Taneran composée de la mère, deux fils et une fille. Les évènements sont centrés sur la fille, Maud, vingt ans, déchirée entre sa passion pour un fermier et la haine qu’elle voue à sa mère. Le sujet de ce premier roman est celui de la vie de l’auteur. Dans les Impudents, le lecteur peut reconnaître les lieux, Pardaillan, Allemans, Duras, Le Rieutord, le Dropt ou Dior dans le texte.
Les rencontres littéraires
Le vendredi après midi a été consacré, et c’est bien, aux auteurs locaux qui ont tous des histoires merveilleuses à raconter. Jean Marc Bénedetti qui partage son temps entre Villeneuve-de-Duras et Athènes, Christian Olliet bouquiniste de plein air ou de salon, Francette Ollier Blanc originaire de Duras et qui aime « tuer » dans ses polars, et Françis Boeuf, qui a fait de son premier roman « vignes amères » un polar agricole ! Un hommage à René Blanc, historien local a également été rendu avec texte et diaporama.
S’en est suivie une table ronde avec les inconditionnels de l’auteur, dont Kelsey Haskett traductrice des Impudents en anglais.
DB
