LES PASSEURS DE MÉMOIRE DU PAYS DE DURAS: PIERRE BIREAUD S’EN EST ALLÉ


CIAO l’ami! 

Pierre Bireaud, « notre Pierrot municipal», ancien tambour de ville à ses moments perdus, nous a quittés en ce petit matin du 1er mai. Il a rejoint le cimetière de Baleyssagues pour reposer aux côtés de sa maman et de sa Mémé Blanche. La tristesse de ce jour, ne doit pas faire oublier le personnage jubilatoire qu’il était, ce visage toujours rieur, et ses petites blagues à raconter toujours en embuscade

Du Petit Séminaire à l’Institut Français du pétrole

Au delà du personnage public, décontracté, jovial, en short et en chemise été comme hiver, Pierrot était un homme au grand coeur, épris de poésie, d’alexandrins flamboyants, proche des bons auteurs. Mais il était aussi et avant tout un enfant de Duras où il y est né le 20 avril 1929. Il restera à tout jamais un inconditionnel de son village, de son château et de son clocher. Après l’école primaire de Duras, il entre à 11 ans, au Petit Séminaire de Bon Encontre. Il y restera jusqu’à l’âge de 24 ans. Se destinait-il à devenir curé? Le mariage de son frère Jean avec Yvette va en décider autrement. Pierrot a soudain envie de vivre une autre vie que celle qui lui était destinée. Il part en Côte d’ Ivoire dans la recherche des gisements de minerais. Il y restera 3 ans. A son retour d’Afrique, il rencontre Annick Mahot qui deviendra son épouse et qui lui donnera deux beaux enfants Hugues et Nathalie. Il trouve un emploi à l’ Institut Français du Pétrole à Parentis en Born en premier lieu, puis à Rueil Malmaison. En s’intéressant aux oeuvres sociales et associatives, on lui confie le rôle de responsable animations, organisations de colonies de vacances, de randonnées. Il y passera sa vie.

Retour au pays

Le mal du pays le taraudait, et en 1990 il s’installe dans la maison qu’il avait fait construire «Aux Vignes du Château». Dès le départ il s’intéresse à la vie associative en créant dès 1992 les Randonneurs du Pays de Duras, lui le grand marcheur de tous les temps, par tous les temps, d’Herblay en région parisienne, à Saint Jacques de Compostelle. Il gardera la présidence duraquoise durant 17 ans en créant des lieux de randonnées épiques, comme celle des 3 Sous préfets! En 2009, il reçoit de l’Office des Sports du Pays de Duras, le Trophée des sports dans la catégorie « randonnée pédestre. Avec sa gouaille et son envie de rire de tout, il se fait tambour de ville ou crieur public sur les foires ou les marchés, comme autrefois. Son lointain prédécesseur Pierre Cayre dit Pierrot, lui avait légué son tambour. Dès lors, il n’a eu de cesse faire résonner les baguettes sur la peau tendue et d’ haranguer les foules: Animations au château, concerts lyriques et autres réjouissances. Où alors il devenait aussi homme sandwich, avec devant/derrière les inscriptions du moment. Passionné de chant lyrique, et doté d’une belle voix, il entra dans la chorale LA MI DU DROPT. Son ami Jean Marie, au petit cimetière, entonna quelques vers en souvenir, mêlés de tendresse et de rire. Thomas relata les 25 ans d’amitié. Les applaudissements fusèrent. Il participa aussi à la Chorale des Marpasiens à la Marpa de Duras. Il fut élu au conseil municipal à deux reprises de 1995 à 2008. Collectionneur dans l’âme, l’association Un P’tit Vers de Dropt lui avait consacré une exposition sur les étiquettes de camembert. Il en fut très heureux.

Déjà, en haut sur son nuage, il doit penser aux petites blagues qu’il va pouvoir faire, et ses yeux pétillent de malice : Riez, riez bonne gens!

Dany Blanc

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