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LES PASSEURS DE MÉMOIRE DU PAYS DURAQUOIS: DÉMOLITION DU CHÂTEAU D’EAU 14/01/1988


Château d’eau de Duras 

Vie et démolition du château d’eau  (Archives René Blanc, photos Pierrot Gibeau)                                      

Ce château d’eau que beaucoup d’entre nous ont connu, a été construit en 1936/1937 et a été démoli le 14 janvier 1988. Cinquante et un ans de vie au service de l’eau pour les habitants du village ! Inesthétique à la fin de sa vie, il ne répondait plus  à la demande et en besoin en eaux et présentait des signes de vieillissement. Le conseil municipal de Lucien Chollet décide de sa démolition avec l’assentiment de la SOBEA  gestionnaire du réseau.   

Un peu d’histoire.

Selon la légende, en octobre 1377, du Guesclin aurait fait élever une énorme motte de terre afin d’observer les Duraquois dans leur ville assiégée. Cet énorme tas de terre pris par la suite le nom de la «  Motte de l’Eperon. Au cœur du 18ème siècle la Jurade de Duras décida de la raser afin d’établir un champ de foire à bestiaux. C’est à cet endroit même que s’élevât en 1937 ce château d’eau, décidée par la municipalité de Jean Bousquet pour un devis de 75 000 francs de l’époque.  D’une contenance de 120 m3 et d’une hauteur de 21 m. il recevait l’eau grâce à deux pompes dont l’une était située dans la plaine au dessus d’une nappe souterraine importante. 

Il y eut foule d’ouvriers à creuser les tranchées pour le  passage des tuyaux. Ils étaient payés au mètre linéaire. Des travaux si difficiles, que de nombreux ouvriers arrêtèrent. Il ne resta bientôt plus qu’une dizaine d’hommes puis cinq pour l’érection du réservoir : Mrs Roubene de Bergerac (entrepreneur),  Denis, Penot, Moyano et un autre. Pour travailler en haut du réservoir, ces hommes étaient continuellement attachés. 

La démolition 

En ce jeudi 14 janvier, la  grande foule s’était rassemblée pour assister à distance à la destruction par la société Delair de Camarsac (Gironde) spécialisée dans ce type d’opération : les enfants des écoles, les collégiens et la population. Les techniciens girondins mirent en œuvre d’importants moyens. Ils dégageaient deux pieds du monument, les cisaillaient tandis qu’un long et gros filin était amarré à un puissant véhicule qui assurait la traction. 10h45, le filin se tend… des craquements retentissent et le château d’eau tombe à la renverse pour s’écraser comme un château de cartes, dans un grand vent de poussière… 

Dany Blanc 

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